Une lettre d’un groupe d’enseignants algériens 25 janvier 1956

Publiée dans La Pensée numéro 67 de mai-juin 1956

la pensee mai juin 1956

Cette lettre, même si elle manque de recul sur le rôle de l’école laïque, montre bien pourquoi et à quelle point la France est haïe par les Algériens occupés.

UNE LETTRE D’UN GROUPE D’ENSEIGNANTS ALGÉRIENS

Nous avons reçu d’Algérie une émouvante brochure : une  « Lettre d’un groupe d’enseignants à leurs collègues d’Algérie sur les événements et le problème algérien », signée déjà par plus de 200 membres des trois ordres d’enseignement en Algérie. Ne pouvant malheureusement le reproduire ici en entier, nous, tenons du moins a en publier quelques fragments} qui complètent l’article d’Yves Lacoste et André Prenant qu’on a lu plus haut.

La lettre est datée du 25 janvier 1956. S’adressant à tous leurs collègues enseignants d’Algérie les signataires les convient à faire avec eux « le point d’une angoissante situation dont on persiste, en haut lieu, à brouiller les données et les exigences essentielles » et à jeter les bases d’une action commune, qui s’est en effet utilement développée depuis le début de l’année.

Beaucoup d’entre nous ont pu penser un temps et en toute bonne foi, que la paix apparente de l’Algérie avait été troublée par une poignée « d’agitateurs professionnels d’importation étrangère », et que suffirait une action énergique pour les mettre rapidement à la raison.

Or, depuis 14 mois, les mesures les plus énergiques et les plus brutales n’ont cessé d’être mises en œuvre par les tenants du pouvoir à Paris et à Alger.

Par quels résultats se .sont-elles soldées ?

Ils s’étalent aujourd’hui, sous nos yeux.

L’Aurès circonscrit, investi, ratissé s’est soulevé et la résistance a gagné le Constantinois.

L’état d’urgence appliqué à tout le pays s’est accompagné de la naissance de nouveaux maquis : un commandement militaire vient enfin d’être instauré aux portes de notre capitale, dans cette Kabylie réputée « loyale » et présentement occupée, le jour par l’armée et contrôlée, la nuit, par les partisans.

Les communiqués « opérationnels » ajoutent à l’inquiétude de tous. Et le décompte quotidien et vengeur des « rebelles et terroristes » tués, des « hors-la-loi et bandits » capturés, des « suspects » abattus pour délit de fuite ou dirigés sans preuves ou sans jugement vers des camps de concentration ou les prisons, porte témoignage d’une guerre atroce menée sur notre sol, sous couvert de pacification.

Les libertés les plus élémentaires sont anéanties : les avocats du Barreau de Constantine viennent d’en faire la dénonciation publique et solennelle.

C’est le temps de la haine et du mépris.

Et chacun se demande, anxieux, où de telles violences mènent l’Algérie. Chacun s’interroge sur la possibilité d’en sortir.

Nos augures continuent de proclamer leur but en formules lapidaires. Il ne serait autre que de rétablir l’ordre et le calme, d’assurer à tout un chacun la sécurité, de recréer un climat de confiance mutuelle.

Leur moyen demeure inchangé : c’est l’écrasement, l’extermination de ce qu’ils s’entêtent à dénommer stupidement « la rébellion ».

Les 200.000 soldats a pied d’œuvre, les 60.000 autres en voie d’acheminement ne leur suffisent plus. Il leur faut les effectifs d’Indochine, de Tunisie et éventuellement le rappel de nouvelles classes. « Avec 500.000 hommes », ont eu la cynique franchise d’avancer certains, « nous pourrons en sortir, dussions-nous tuer 100.000 Arabes » (Journal le Monde).

Ce qu’ils veulent, en un mot, c’est la guerre totale en Algérie, et même — ils l’ont déclaré — une guerre étendue à l’ensemble du monde arabe.

Telle est l’ultime perspective du clan colonialiste des gros possédants dont les enseignants algériens connaissent bien et l’égoïsme et la férocité.

Or, quand ils nous ont quittés, nos anciens élèves, d’origine musulmane plus particulièrement, ne tardent pas à constater que rien, dans la réalité algérienne, ne correspond, même de loin, à la lettre de la Constitution, aux discours officiels et aux belles et bonnes leçons reçues.

La « souveraineté française », le « refus d’abandonner l’Algérie française » sont leurs oripeaux idéologiques destinés à masquer un souci unique de maintenir, envers et contre tout, d’immenses intérêts personnels ou le refus d’abandonner des privilèges exorbitants et anachroniques.

La Lettre dénonce ensuite les mensonges par lesquels on essaie de camoufler la mainmise de quelques gros colons sur l’ensemble du pays et donne quelques documents précis sur la misère réelle du peuple algérien. Détachons ce passage qui intéresse plus particulièrement les membres de renseignement :

La Constitution française stipule que le rôle de la France, dans les pays coloniaux, est de conduire les peuples « à la liberté de s’administrer eux-mêmes et de gérer démocratiquement leurs propres affaires ».

Nos officiels continuent de proclamer : « l’Algérie c’est la France », « l’Algérie c’est trois départements français où 10 millions de Français sont égaux en droit… ».

Dans nos écoles, nous insistons, au cours de nos leçons d’instruction civique, sur l’exercice de ces libertés fondamentales qui donnent aux citoyens la possibilité légale de participer également au fonctionnement et à l’amélioration des institutions républicaines en vue de l’intérêt commun.

Or, quand ils nous ont quittés, nos anciens élèves, d’origine musulmane plus particulièrement, ne tardent pas à constater que rien, dans la réalité algérienne, ne correspond, même de loin, à la lettre de la Constitution, aux discours officiels et aux belles et bonnes leçons reçues.

Prenons quelques exemples. Dans toutes les directions des grandes administrations, du pays, en commençant par le G.G., une constatation frappe de prime abord : il n’est pratiquement pas de fonctionnaires dits « d’autorité » d’origine musulmane. Si quelques rares emplois de « gestion » leur sont consentis, par contre, tous les emplois de subalternes : appariteurs, « chaouchs », balayeurs, etc… leur sont réservés.

Dans le corps de ces administrations, la discrimination est chiffrée : 10 % d’instituteurs d’origine musulmane, 1 seul inspecteur primaire d’origine musulmane ; chez les agents titulaires de l’E.G.A. des cheminots, 15 % sont d’origine musulmane ; la proportion s’élève, à 90 % chez les auxiliaires. Si l’Administration communale compte très peu de musulmans dans les services de gestion, par contre dans les services de voirie, du collectage des ordures, la proportion dépasse 95 %.

Dans de telles conditions, il est absurde d’attribuer la situation actuelle à une prétendue terreur (exercée par quelques criminels de droit commun sur une population qui ne partagerait nullement leurs idées, comme prétendait le faire le gouverneur général Soustelle. Un fait comme celui-ci suffit à, le prouver :

Notre collègue Dupuy, Directeur de l’Ecole de Souk-el-Khemis en Kabylie, a eu récemment des ennuis avec un maquis local. Enlevé par des partisans en dehors de son école, il fut promené de douars en douars, de mechtas en mechtas, pendant huit jours, au vu et au su de la population. On sait qu’il fut relâché après avoir été bien traité, ce dont on ne peut que se réjouir, pour être aussitôt après escamoté et renvoyé en France, ce qui n’a pas manqué d’étonner. Mais le fait que nous voulons ici considérer, c’est qu’en dépit du luxe des moyens mis tapageusement en œuvre, les recherches des « forces de l’ordre », dans un secteur pourtant très limité, furent un échec complet; Pas le plus petit renseignement recueilli, pas un seul informateur, même anonyme, parmi une population nombreuse qui savait, mais a fait corps avec les maquisards, parfaitement informés, eux, comme on s’en doute.

Même situation en un autre lieu troublé avec le cas du lieutenant Prax.

Il en est bien d’autres.

C’est lui qui explique, avec le caractère populaire de la résistance, le prestige incomparable, le crédit illimité dont bénéficient partout les partisans.

A qui M. Soustelle a-t-il fait croire que c’est la terreur qui a paralysé les populations de ces régions troublées et que les fellaghas ne sont que des hors-la-loi coupés de la population ?

Le résistant que fut M. Soustelle devrait se souvenir que de tels faits ne trompent pas : ils sont le signe nécessaire et suffisant qui permet de déterminer un mouvement populaire de résistance.

C’est le sentiment national qui constitue actuellement ce lien puissant soudant entre eux, non seulement 9 millions d’Algériens et d’Algériennes d’origine musulmane, mais aussi, il faut bien le préciser, une fraction non négligeable d’Algériens et d’Algériennes d’origine européenne.

C’est lui qui explique, avec le caractère populaire de la résistance, le prestige incomparable, le crédit illimité dont bénéficient partout les partisans.

Aussi, même en haut lieu, le calme de surface des régions dites intactes ne fait plus illusion, on sait bien que les cœurs y vibrent déjà et que demain il suffira d’un rien pour que la solidarité se fasse plus agissante et plus active la participation au combat, en dépit des interdits officiels, des menaces et des répressions.

Les Algériens et les Algériennes d’origine musulmane et avec eux de nombreux Algériens d’origine européenne sont unanimement opposés à l’intégration parce qu’ils sont acquis à une autre politique qu’ils veulent faire prévaloir et qui motive leur combat.

Tous et toutes sont acquis à l’idée nationale algérienne. Ils veulent vivre leur vie nationale propre.

Ils veulent que leur droit à la vie, au travail, à la dignité soit immédiatement honoré, sans que soient pour autant mis en cause les intérêts légitimes des autres Algériens ou des Français vivant ici du produit de leur travail.

Ils veulent l’épanouissement de leur propre personnalité dans le respect de leurs traditions, de leurs coutumes, de leurs croyances, de leur langue.

Et parce que le drame économique et social n’est que la conséquence de l’oppression coloniale qu’ils subissent, c’est cette oppression coloniale qu’ils entendent briser.

A ces idées, nous croyons important de le répéter, sont acquis une fraction chaque jour plus nombreuse d’Algériens d’origine européenne, certains sont dans la lutte pour aider à les faire prévaloir, d’autres les comprennent, les admettent ou les reconnaissent.

Il ne s agit pas de nier que des atrocités aient été commises parfois par des partisans, mais il est nécessaire de noter d’abord qu’elles furent exceptionnelles et ensuite quelles répondaient à d’autres massacres bien plus terribles encore.

En dépit des formes inhabituelles et trop souvent tragiques que prend la lutte engagée, en dépit des provocations colonialistes dont certaines sont déjà connues, en dépit de certains mouvements irresponsables — la résistance française n’eut-elle pas ses maquis noirs ? — la lutte générale jusqu’à aujourd’hui a été dirigée, sans équivoque possible, contre le colonialisme, contre ceux qui en vivent ou soutiennent activement sa cause.

Il y a, nous le savons bien, de terribles exceptions.

Il  y a à déplorer parmi les Européens des victimes innocentes, toujours trop nombreuses.

Il  y a eu la tragédie d’El-Alia.

Mais pour aussi tragiques et douloureux qu’ils soient, ces faits demeurent des faits isolés.

Ils n’ont jamais procédé d’un plan d’ensemble, d’un mot d’ordre général et systématique.

L’exploitation éhontée qui en a été faite par les colonialistes, visait et vise encore à souder autour d’eux, sans distinction, les Européens, apeurés, affolés, pour leur faire accepter comme nécessaires la guerre et la répression, seul moyen d’empêcher leur massacre collectif ou individuel, massacre qui serait un des objectifs de la lutte populaire ou sa conséquence inévitable.

Nous devons être très attentifs à cette vaste entreprise de diversion.

Les exemples nombreux de vies européennes respectées, protégées même, ont déjà aidé de nombreux Européens, des enseignants en particulier, à lui faire un sort.

Mais ce que nous ne devons jamais oublier, c’est ce qu’une censure vigilante s’est efforcée vainement de taire et qui se sait aujourd’hui dans sa tragique ampleur.

Dans le livre noir des victimes innocentes, les noms musulmans se chiffrent, eux, par milliers et par milliers.

Pensons à des milliers d’enfants, de femmes, de vieillards dont le seul crime fut d’habiter ces nombreuses mechtas devenues de nouveaux Oradour.

Voici un cas concret parmi ceux qui appartiennent à l’histoire.

Le journal France Soir des 25-26 juin 1955 titrait sur 8 colonnes : « Algérie : nombreux repaires rasés au cours de l’attaque surprise — armée, marine, aviation, parachutistes participent à l’action qui va s’intensifier — de nouvelles rafles gigantesques ont permis d’arrêter de dangereux meneurs. »

L’article du même journal qui suivait, situait l’attaque surprise dans un rayon de 150 kilomètres ayant pour centre Philippeville.

Une telle attaque, si les « fellaghas », comme on le prétend toujours, avaient été coupés de la population, aurait dû leur interdire pour longtemps toute activité.

Il  n’en fut pas ainsi : tous les jours, des actions, armées ou non, se déroulèrent dans ce périmètre. Deux mois plus tard, le 10 août 1555, la population de Philippeville et de sa région se souleva ; tous les témoins du drame virent dans ce mouvement une véritable levée en masse des fellahs, qui s’attaquaient aux mitrailleuses françaises avec des fourches et des faux. Le journal le Monde écrivait quelques jours plus tard qu’au chiffre officiel de 520 morts du côté musulman, il fallait peut-être ajouter un zéro, pour avoir une idée approximative du massacre.

Pensons à des milliers d’enfants, de femmes, de vieillards dont le seul crime fut d’habiter ces nombreuses mechtas devenues de nouveaux Oradour.

Pensons aussi aux exactions et aux sévices commis, à toutes les illégalités, aux milliers de simples suspects torturés, emprisonnés ou internés.

Et nous mesurerons la force explosive et redoutable des colères et des haines qu’une folle politique de répression a partout accumulées.

Ainsi nous apparaît l’urgente nécessité, l’impératif numéro 1 : tout faire pour arrêter immédiatement l’effusion de sang en Algérie.

L’arrêt des combats, autrement dit le cessez-le-feu en Algérie, ne saurait intervenir que s’il doit permettre l’ouverture d’une négociation générale où seront discutés avec la volonté d’arriver à un accord commun, des moyens de satisfaire et d’harmoniser les intérêts en cause.

Pour des raisons de fait évidentes à tous, la négociation devra s’ouvrir sur deux plans : d’une part négociations entre la France et les représentants qualifiés du peuple algérien ; d’autre part confrontation entre Algériens de toutes origines soucieux de la paix et de l’avenir du pays où ils devront continuer à cohabiter.

Il s’ensuit que l’influence de l’opinion publique de France, et ici celle des Algériens d’origine européenne est aujourd’hui un des facteurs décisifs pour sortir du drame.

ces gros possédants le sentent. Ils ont déjà pris leurs précautions en plaçant à l’étranger une partie de leurs intérêts

En Algérie, nos colonialistes ont beau s’agiter, les yeux se dessillent peu à peu et les esprits hier abusés se mettent à réfléchir.

Beaucoup d’Algériens d’origine européenne prennent conscience qu’il y a ici quelque chose de périmé et de condamné qui va nécessairement disparaître de la scène de l’histoire, quelque chose à quoi la politique de force n’accorderait même pas une chance de survie : c’est le régime colonial qui profite à une infime minorité de gros possédants.

Notons que ces gros possédants le sentent. Ils ont déjà pris leurs précautions en plaçant à l’étranger une partie de leurs intérêts, et il n’est pas jusqu’au départ éventuel qui n’ait été mis au point.

Quels seraient, dans ces conditions, la plus grave erreur et le grand danger pour les Algériens d’origine européenne, pour ceux d’entre eux qui, vivant ici du produit de leur travail, n’ont ni les moyens, ni l’intention, de quitter un pays constituant pour beaucoup leur unique patrie ?

A notre sens, ils consisteraient à faire le jeu des colonialistes en les laissant parler et agir en leur nom — on sait comment ; — somme toute, à laisser croire aux Algériens d’origine musulmane et au peuple de France qu’ils sont complices du colonialisme et font bloc avec lui.

Beaucoup — et de nombreux enseignants — ont déjà senti combien, dans les circonstances actuelles, l’indifférence, la passivité, le simple silence sont pernicieux.

Des initiatives diverses et clairvoyantes se développent où se précisent des différenciations nécessaires.

Mais aujourd’hui, la situation évoluant avec tant de rapidité, les Européens qui n’ont pas partie liée avec le colonialisme, se doivent de faire, tous ensemble, un pas en avant.

Afin que leurs intérêts, qui ne sont aujourd’hui contestés par personne, soient sauvegardés demain, deux exigences nous apparaissent essentielles.

D’abord, reconnaître et admettre, sans équivoque, le bien fondé de la lutte du. peuple algérien pour la réalisation de ses aspirations nationales, qui sont des aspirations légitimes.

D’autre part, aider ce mouvement à se frayer une issue pacifique, selon la voie: qui a pour elle la raison et la sanction de l’histoire : la voie de la négociation dont, nous avons parlé plus haut.

Dans cette perspective féconde, l’action et l’exemple des enseignants ne pourraient-elles pas être d’une importance considérable ?

N’aurions-nous pas tout à y gagner ?

Mais disons-nous bien que pour garder cette valeur sûre, notre devoir présent nous commande, plus que jamais, de nous ranger, sans équivoque, aux côtés du peuple, sans qui notre école ne saurait se concevoir, et qui tient en ses robustes mains les clefs de notre propre avenir

Dans notre école laïque, nous recevons des enfants de toutes origines. Nous nous attachons à bannir tout préjugé, tout sentiment racial. Nous aidons à la compréhension réciproque dans un esprit de complète tolérance.

Nous enseignons et inculquons des idées généreuses, dont celles de liberté, d’égalité, de fraternité, de respect de la personne humaine et de ses droits imprescriptibles.

Même si notre école est encore bien mal adaptée aux besoins et aux aspirations populaires et en dépit des moyens dérisoires mis à notre disposition, le peuple algérien l’a toujours considérée comme une institution à part dans l’édifice colonial, un havre de paix et de justice.

Il a su apprécier nos efforts désintéressés dans de nombreux domaines et notre refus, en maintes occasions, de servir d’alibi au colonialisme.

Voilà pourquoi notre école et nous-mêmes avons bénéficié et bénéficions encore, de ce respect unanime, de cette position privilégiée, au sein des. événements.

Malgré des décisions dangereuses de l’Administration, que nous avons paru accepter (fermetures injustifiées de très nombreuses écoles comme mesures de représailles), malgré les prises de positions ultra-colonialistes, scandaleuses, de certains enseignants (dirigeants syndicalistes du Constantinois), le crédit que le peuple nous accorde est encore inentamé.

Mais disons-nous bien que pour garder cette valeur sûre, notre devoir présent nous commande, plus que jamais, de nous ranger, sans équivoque, aux côtés du peuple, sans qui notre école ne saurait se concevoir, et qui tient en ses robustes mains les clefs de notre propre avenir.

Aux côtés du peuple, dont nous devons nous considérer partie intégrante, en lui apportant notre concours désintéressé dans son juste combat contre le colonialisme, nous participerons à la plus exaltante des œuvres humaines : la création, sur la base de justes négociations où les droits et les intérêts de tous les Algériens sans distinction seront sauvegardés, d’une Communauté Algérienne nouvelle, fraternelle et stable, parce que fondée sur l’égalité, la justice et le respect mutuel.

C’est dans cette voie salutaire que nous convions tous les enseignants d’Algérie à s’engager, résolus et unanimes.

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