Vente aux enchères d’instruments de torture utilisés contre les Algériens

Vente aux enchères d’instruments de torture utilisés contre les Algériens : Un rassemblement prévu le 3 avril à Paris

350 objets sinistres réunis par l’un des derniers bourreaux français en Algérie, Fernand Meyssonnier, seront vendus aux enchères le 3 avril à Paris. Une exposition publique est prévue le 31 mars dans un grand hôtel parisien avant la mise en vente de la « collection ». Des associations de défense des droits de l’homme comptent tenir un rassemblement le 3 avril prochain à Paris pour protester contre une vente aux enchères annoncée pour ce jour d’instruments de torture appartenant au sinistre Fernand Meyssonier, reconnu responsable de 200 exécutions en Algérie de 1947 à 1958. « Le rassemblement se tiendra devant le lieu prévu pour ces enchères, à savoir l’hôtel Salomon de Rothschild à Paris. Mais, pour l’heure, rien n’est définitivement arrêté. C’est une des options étudiées au cas où l’on s’entêterait à tenir cette vente », a indiqué à l’APS un membre du bureau exécutif du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Henri Pouillot. Selon ce dernier, des concertations sont en cours entre les responsables d’une dizaine d’associations de défense des droits de l’homme pour envisager une action « commune » pour exprimer « notre profond dégoût » d’une telle initiative. Plusieurs associations se sont réunies lundi soir au siège du Mrap à Paris pour préparer une « riposte » à cette vente aux enchères d’objets de torture collectionnés par le « bourreau d’Alger » qu’était Fernand Meyssonnier, aux côtés d’autres objets remontant aux 16, 17, 18 et 19e siècles. Lors de cette réunion, il a été également décidé de demander aux autorités publiques d’exercer un droit de préemption sur ces objets obscènes en les transférant, entre autres suggestions avancées, dans des musées, a ajouté M. Pouillot, signalant qu’une conférence de presse est prévue demain à 11 heures au siège du Mrap pour annoncer les « actions à entreprendre ». Interrogé sur cette initiative, l’historien Gilles Manceron l’avait jugée « extrêmement choquante » et « contraire à toute morale », souhaitant que cette vente n’ait pas lieu et que les institutions publiques exercent un droit de préemption sur les objets destinés à la vente. Guillotine, écrase-mains, entraves, cordes d’exécution, jugements de mise à mort : témoins du châtiment et du « faire souffrir » depuis trois siècles, 350 objets sinistres réunis par l’un des derniers bourreaux français en Algérie, Fernand Meyssonnier, seront vendus aux enchères le 3 avril à Paris. Une exposition publique est prévue le 31 mars dans un grand hôtel parisien avant la mise en vente de la « collection ».

source: El moudjahid

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