« Caché » de Michael Haneke

Le synopsis:

Georges, journaliste littéraire, reçoit des vidéos – filmées clandestinement depuis la rue – où on le voit avec sa famille, ainsi que des dessins inquiétants et difficiles à interpréter. Il n’a aucune idée de l’identité de l’expéditeur.

Peu à peu, le contenu des cassettes devient plus personnel, ce qui laisse soupçonner que l’expéditeur connaît Georges depuis longtemps.

Georges sent qu’une menace pèse sur lui et sur sa famille, mais comme cette menace n¿est pas explicite, la police lui refuse son aide…

Pour nous:

Un film à voir!

Un film qui nous montre pourquoi, en Histoire,  il est impossible de tourner une page sans l’avoir écrite…

Un film qui nous montre ce qu’est la petite bourgeoisie blanche, comment elle refoule la réalité sangalante du colonialisme mais en profite à travers une vie où elle peut se payer les produits fabriqués par les nouveaux esclaves des colonies…

Bon film!

la bande annonce:

une question à Michael Haneke:

Est-ce que Caché peut être vu comme un film sur le refoulé de la France ?

Oui, dans une certaine mesure. Je dis souvent en interview à propos de ce film que je voulais que l’histoire soit universelle, c’est-à-dire qu’on puisse la comprendre partout. En cela, elle ne concerne pas uniquement la France mais tous les pays. Pour moi, Caché est avant tout un film sur la culpabilité, sur les taches noires qui sont mises sous le tapis. J’ai découvert cet événement de 1961 par hasard, presque au début de ma réflexion sur le film à travers un documentaire qui est passé sur Arte. Quand je l’ai vu, je ne pouvais pas croire que la police tue presque 200 personnes. Le plus incroyable, c’est que, pendant 40 ans, personne n’en ait parlé. Cela m’a surpris, surtout en France qui a une presse assez libre et gauchiste. C’est pour ça que c’est devenu un thème très important dans le film. Mais je ne veux pas trop qu’on prenne Caché comme un film sur la France. C’est plus un film sur la culpabilité personnelle, de nous tous. A la fin, lorsque le personnage de Daniel Auteuil prend ses deux comprimés pour bien dormir, c’est une façon de réagir face à notre culpabilité vis-à-vis du Tiers-Monde. Pour d’autres, c’est l’alcool ou le travail. Nous avons tous notre manière de nous protéger de notre mauvaise conscience.

Source

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